lundi 17 juillet 2017

ART GIRATOIRE – Histoires belges

1 - Histoires d’œuvres et de ronds-points : anecdotes et malédictions


On passe devant sans nécessairement les voir, on tourne autour, on repart. Les œuvres d’art sur les ronds-points font partie de notre quotidien sans que l’on connaisse vraiment les histoires qu’elles ont à nous raconter. Dès lors, en voici quelques-unes…

Pour les artistes, proposer puis réaliser une œuvre d’art qui sera posée sur un rond-point est parfois un véritable parcours du combattant. Et les désillusions ne sont pas rares. On a encore en mémoire cette mésaventure du sculpteur français Siop, au début des années 2000, qui s’était enchaîné à son œuvre au milieu d’un rond-point de Beauraing pour réclamer ce que la Ville et un mécène lui devaient. Il avait même fait une grève de la faim (mais les habitants venaient le nourrir, nous dit-on).
Découvrez-le dans un extrait du JT de la RTBF, en vidéo (archives Sonuma).

Des échasseurs salés
À Namur, les «Échasseurs» trônent fièrement à une extrémité du pont des Ardennes. Ils sont l’œuvre du Namurois Guy Leclercq. Il nous raconte leur histoire et leurs déboires.
Art giratoire – Ronds-points de Wallonie HISTOIRES – Namur – Les échasseurs, de Guy Leclercq. ÉdA – Jacques Duchateau
 «Quand, fin des années 90, le ministre Michel Lebrun (PSC) m’a demandé une œuvre pour placer sur le rond-point du pont des Ardennes, j’ai d’abord réalisé un modèle réduit en résine puis en bronze. Il faut savoir que cela représente 400 heures de travail. (lire la suite)

2/4 - L'art giratoire en Wallonie: les ronds-points, ces musées à ciel ouvert (Webdoc)


3/4 - Le top 10 des plus belles œuvres d’art sur les ronds-points de Wallonie 


Qu’est-ce qui fait qu’une œuvre d’art est belle ou pas. C’est subjectif, chacun ayant son regard, ses références, en fonction de goûts bien particuliers.

Louis Richardeau, professeur d’histoire de l’art, relève quelques caractéristiques qui permettent de démarquer certaines œuvres:

«Personnellement, je suis sensible à l’abstraction. Quand on est dans l’abstrait, on ouvre bien d’avantage la porte aux imaginaires. Ces œuvres sont intemporelles. C’est difficile d’établir des critères, on reste dans une certaine subjectivité. Il y a des impératifs incontournables: la vitesse de vision, l’intégration au site, la visibilité, la lecture de l’œuvre, la cohésion avec le paysage. Les gens ne vont pas s’arrêter pour regarder l’œuvre, l’artiste doit prendre tout cela en compte. J’imagine que les plasticiens qui acceptent ce type de projet doivent savoir que c’est une œuvre qui est vue à 60 km/h ou plus. Ça doit rentrer en ligne de compte dans la conception même de l’œuvre. C’est aussi pour ça que certaines œuvres fonctionnent et d’autres pas. Un peu comme pour une publicité.» (lire la suite)

4/4 - Le flop 10 des pires œuvres d’art sur les ronds-points de Walloni


On préférera le terme «incongrues» plutôt que «moches, nazes, laides»

Tout choix artistique étant de toute façon très subjectif, nous ferons preuve ici d’une parfaite mauvaise foi, pleinement assumée.

En reprenant l’analyse de «notre» expert Louis Richardeau, professeur d’histoire de l’art, nous pouvons sélectionner quelques œuvres pas vraiment enthousiasmantes. (lire la suite)


(source : www.lavenir.net - juillet-2017 - - L'Avenir)

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