1 - Histoires d’œuvres et de ronds-points : anecdotes et malédictions
On passe devant sans nécessairement les voir,
on tourne autour, on repart. Les œuvres d’art sur les ronds-points font
partie de notre quotidien sans que l’on connaisse vraiment les histoires
qu’elles ont à nous raconter. Dès lors, en voici quelques-unes…
Pour les artistes, proposer puis réaliser une œuvre d’art qui
sera posée sur un rond-point est parfois un véritable parcours du
combattant. Et les désillusions ne sont pas rares. On a encore en
mémoire cette mésaventure du sculpteur français Siop, au début des
années 2000, qui s’était enchaîné à son œuvre au milieu d’un rond-point
de Beauraing pour réclamer ce que la Ville et un mécène lui devaient. Il
avait même fait une grève de la faim (mais les habitants venaient le
nourrir, nous dit-on).
Découvrez-le dans un extrait du JT de la RTBF, en
vidéo (archives
Sonuma).
Des échasseurs salés
À Namur, les «Échasseurs» trônent fièrement à une extrémité du pont
des Ardennes. Ils sont l’œuvre du Namurois Guy Leclercq. Il nous raconte
leur histoire et leurs déboires.
 |
| Art giratoire – Ronds-points de Wallonie HISTOIRES – Namur – Les échasseurs, de Guy Leclercq.
ÉdA – Jacques Duchateau |
«Quand, fin des années 90, le ministre Michel Lebrun (PSC) m’a demandé
une œuvre pour placer sur le rond-point du pont des Ardennes, j’ai
d’abord réalisé un modèle réduit en résine puis en bronze. Il faut
savoir que cela représente 400 heures de travail. (
lire la suite)
3/4 - Le top 10 des plus belles œuvres d’art sur les ronds-points de Wallonie
Qu’est-ce qui fait qu’une œuvre d’art est belle ou pas. C’est
subjectif, chacun ayant son regard, ses références, en fonction de goûts
bien particuliers.
Louis Richardeau, professeur d’histoire de l’art, relève quelques caractéristiques qui permettent de démarquer certaines œuvres:
«Personnellement, je suis sensible à l’abstraction. Quand on est dans
l’abstrait, on ouvre bien d’avantage la porte aux imaginaires. Ces
œuvres sont intemporelles. C’est difficile d’établir des critères, on
reste dans une certaine subjectivité. Il y a des impératifs
incontournables: la vitesse de vision, l’intégration au site, la
visibilité, la lecture de l’œuvre, la cohésion avec le paysage. Les gens
ne vont pas s’arrêter pour regarder l’œuvre, l’artiste doit prendre
tout cela en compte. J’imagine que les plasticiens qui acceptent ce type
de projet doivent savoir que c’est une œuvre qui est vue à 60 km/h ou
plus. Ça doit rentrer en ligne de compte dans la conception même de
l’œuvre. C’est aussi pour ça que certaines œuvres fonctionnent et
d’autres pas. Un peu comme pour une publicité.» (
lire la suite)
4/4 - Le flop 10 des pires œuvres d’art sur les ronds-points de Walloni
On préférera le terme «incongrues» plutôt que «moches, nazes, laides»
Tout choix artistique étant de toute façon très subjectif, nous ferons
preuve ici d’une parfaite mauvaise foi, pleinement assumée.
En reprenant l’analyse de «notre» expert Louis Richardeau, professeur
d’histoire de l’art, nous pouvons sélectionner quelques œuvres pas
vraiment enthousiasmantes. (
lire la suite)
(source : www.lavenir.net - juillet-2017 - Jacques Duchateau
- L'Avenir)